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Spécial St-Valentin

Pour cette journée qui célèbre l’amour, j’ai le goût de vous partager mon rêve, mon rêve d’un monde idéal, rempli d’amour, oui de beaucoup d’amour! Mais aussi de foi, de conscience responsable et d’indulgence. Un texte un peu plus long que vous prendrez, je l’espère, le temps et le plaisir de lire...


Nous sommes des être complexes. On parle de « la nature humaine », mais en faits, nos natures sont multiples, nous sommes un amalgame de tellement de choses! Nous sommes beaucoup plus que la somme de nos parties et je rêve d’un monde qui prendrait conscience de ce fait, qui prendrait conscience de tout ce que nous sommes individuellement et collectivement. Un monde qui s’éveillerait à toute sa beauté intérieure, parce que oui, NOUS SOMMES BEAUX ET BELLES. Je rêve d’un monde qui redécouvrirait la beauté extérieure également. La beauté de la vie, la capacité de s’émerveiller aux petites et aux grandes choses. Un monde où l’Humain lèverait de nouveau les yeux au ciel chaque matin en se demandant avec émerveillement « Comment ce miracle est-il possible? » Un monde où il humerait le parfum d’une fleur en se demandant de nouveau comment une plante, issue à l’origine d’une toute petite graine, peut dégager un parfum aussi délicat? Un monde où il regarderait son prochain en se souvenant à chaque fois que celui-ci est aussi issu d’une seule cellule qui s’est animée d’une vie pour se développer en un être vivant d’une complexité et d’une richesse qui devraient l’amener à un grand respect de ce qu’il est, plutôt qu’une relation avec l’autre basée sur la division, les gains et les pertes.


Je rêve de ce jour où l’Humain sera CONSCIENT de tout ceci, qu’il retrouvera la magie de son enfance où il était totalement CONSCIENT du mystère derrière la vie et du fait qu’un principe plus grand que nature œuvre en secret au maintien de cet équilibre précaire, si précaire. Ce jour où il cessera de se mettre au centre de tout, de croire que ce qu’il ne peut expliquer doit l’être ou n’existe tout simplement pas. Que comme un enfant, il acceptera qu’il ne sait pas. Parce que nous ne savons rien, nous croyons savoir. Et nous pensons surtout qu’il faut savoir et comprendre. Qu’il prendra conscience à nouveau de sa petitesse dans l’ensemble de cette création merveilleuse et qu’il acceptera. Qu’il acceptera qu’il ne contrôle rien au final, qu’il est soumis à toutes ces forces qui contrôlent la vie. La vie dans l’Univers, la vie sur cette planète et sa vie à lui. Qu’il ouvrira grand les yeux et verra tous les signes qui lui envoient la vie pour lui dire que ça suffit, qu’il n’a plus besoin de chercher et courir partout, parce que tout est déjà là. Qu’il n’a plus besoin de survivre, qu’il peut vivre. Que nous avons quitté nos cavernes et cette vie primitive où nous devions lutter pour survivre. Nous avons conquis ce monde au point de le dominer totalement et au passage, nous avons perdu le respect. Le respect de cette planète et le respect de notre prochain. Nous avons fait le tour de notre territoire mais nous continuons d’agir en roi conquérant. Il ne nous suffit plus d’avoir conquis le territoire, il nous faut maintenant conquérir le sous-sol, les océans, l’espace et surtout, l’autre, notre semblable.


Je rêve de ce jour où le roi conquérant deviendra un roi rempli de sagesse qui tel Salomon, retiendra les paroles de son père qui lui avait recommandé de toujours garder le respect de ce qui était là avant nous et de régner avec sagesse en ayant ce fait à l’esprit. Je rêve de ce jour où nous redeviendrons conscients que nous ne pouvons gagner contre cette planète et qu’elle nous détruira bien avant que le nous la détruisions. Qu’il n’y a plus de guerre à gagner, nous avons déjà perdu et que tout est maintenant à bâtir, à bâtir en nous et avec les autres.


Je rêve à ce jour où quelqu’un lira ce texte et qu’il aura la foi… Qu’il croira que ce n’est pas une utopie et que cela est possible si nous sommes indulgents, aimants et responsables. Qu’il croira en notre capacité collective de changer si chacun de nous décidons de changer individuellement. Qu’il croira que chaque petit geste compte et que ce sont surtout les changements qu’il décide d’effectuer à l’intérieur de lui qui feront toute la différence. Qu’il croira qu’il est capable du meilleur encore plus que du pire, s’il devient pleinement conscient de ce qu’il est. Qu’il croira qu’il possède une force intérieure qui peut l’amener au-delà de ses limites. Mais je rêve surtout de ce jour, et ce serait le plus beau de tous, où il découvrira que cette force intérieure, c’est cette force de vie qui nous anime tous et qui est la même qui anime toute la vie, la planète et l’Univers tout entier. Que cette force l’accompagne, le soutient et qu’en plongeant au fond de lui-même, il découvrira beaucoup plus que ce que tous les télescopes du monde peuvent lui permettre de découvrir sur les mystères de la vie. Il se découvrira lui.


Je rêve au jour où nous serons indulgents et aimants. Envers les autres mais surtout envers nous-mêmes. Que nous cesserons de nous mettre toute cette pression, nous imposer tous ces standards, que nous nous libèrerons de toutes les autorités pour être libre. Libre d’être ce que nous sommes et nous délivrerons de ce que nous pensons devoir être. Que nous cesserons de nous attacher à nos expériences du passé comme si elles étaient garantes de celles de l’avenir et que nous croirons de nouveau que tout est à refaire à chaque nouvelle journée où le soleil se pointe à l’horizon. Que même si chaque jour semble se ressembler, chaque jour est différent et qu’il en va de même pour ce que nous sommes et ce que nous vivons. Que nous croirons de nouveau en nous et en notre capacité à changer lorsque nous décidons d’être responsable de nous même et que nous cessons de regarder ce qui est à changer chez l’autre pour se concentrer sur ce qui est à changer en nous. Que nous cesserons de croire à tous ces adages qui disent qu’on ne peut pas changer, que les rêves sont impossibles, que tout espoir est perdu ou qu’il est trop tard. Que nous croirons de nouveau que tout ce que nous voyons en nous-même, tout ce que la pensée nous suggère, nous pouvons le faire. Que tout ce que la pensée nous révèle, nous pouvons le devenir. Qu’avec la foi, la foi en nous et en la vie, nous pouvons tout faire et tout être, parce que cette force de vie, elle habite en nous et nous guide sur notre chemin. Que nous recommencerons à écouter cette voix intérieure qui sait ce qui est bon pour nous. Que nous aurons de nouveau des amis imaginaires avec qui nous jouions, que nous nous imaginerons de nouveau un univers fantastique dans notre tête, que nous dessinerons à nouveau et que nous recommencerons à danser pieds nus dans l’herbe. Que nous utiliserons de nouveau notre imagination pour nous bâtir dans notre tête une vie rêvée, parce que c’est en rêvant qu’on finit par créer quelque chose de vrai. Que nous reprendrons contact avec cette capacité de créer que nous avons tous en nous, cette capacité de créer autour de nous un monde meilleur par de petits gestes simples; des gestes de bienveillance, de générosité et d’amour envers les autres.


Je rêve d’un monde où les gens que je rencontrerais se reconnaitraient en moi plutôt que de voir les étiquettes que la société m’a attribué ou le souvenir de leurs expériences passées avec moi. Qu’ils me verraient telle que je suis, parce qu’ils se verraient tels qu’ils sont. Que nous verrions tous la réalité telle qu’elle est et non pas telle que nous aimons l’imaginer parce qu’elle nous réconforte ou ne nous oblige pas à nous questionner. Que nous sortions de notre paresse et notre irresponsabilité à faire porter à autrui le poids du travail personnel que nous avons à faire. Je rêve du jour où je pourrai exposer ma sensibilité et ma vulnérabilité sans qu’elle soit perçue comme une faiblesse.


Le jour où le droit à l’erreur sera de nouveau en vigueur.


Je rêve d’un monde où les talents de chacun seront vus et que le potentiel en nous pourra se développer librement, un monde moins standardisé où les marginaux auront leur place et où les ouvrages scientifiques ne seront plus la seule référence pour vous dire ce qui est vrai et ce qui est faux, comment penser et comment être. Un monde où ne pas entrer dans le moule, éprouver de la souffrance et avoir besoin d’aide sera accepté et où les mains se tendront, plutôt qu’un monde où vous êtes mis à l’écart si la performance et les apparences ne sont pas au sommet de votre échelle de valeurs. Un monde où les découvertes scientifiques et technologiques de l’Humain lui permettront d’évoluer dans la découverte de soi et de se mettre en connexion avec les autres, plutôt que d’être de simples outils qui assurent son confort, des béquilles qui comblent son vide intérieur ou pire, une référence vers laquelle nous nous tournons pour définir notre image, nos pensées ou nos opinions. Que les réseaux sociaux deviendront des outils de communication et de transformation plutôt que le miroir déformant de notre société malade; malade de l’image et des apparences. Que nous insufflerons de la conscience dans nos gestes, nos paroles et notre attitude. Ce jour-là nous verrons à quel point nous sommes des être créateurs et que tout ce que nous faisons à un impact sur notre prochain. Nous verrons comment nous pouvons être des agents de transformation auprès des autres, simplement en donnant l’exemple. Cela ne rendra pas notre vie plus facile, mais cela l’embellira certainement, parce que créer quelque chose de beau, quelque chose qui peut apporter à l’autre, c’est libérateur et c’est gratifiant. C’est partager, c’est aimer, c’est vivre, c’est entrer dans le mouvement avec l’autre. C’est aussi prendre ses responsabilités, par rapport à soi et par rapport à l’autre.


À quoi cela ressemblerait-il concrètement? Difficile à imaginer, tellement éloigné que ce monde est de notre monde actuel! Il est plus aisé de dire ce que ce ne serait pas… Mais j’aime à croire que ce serait un monde où les gens auraient de véritables relations. Un monde où l’organisation du travail serait complètement différente et où le rythme de chacun serait respecté d’avantage, de même que les forces et les talents de chacun seraient mis en valeur. Un monde de proximité, qui serait d’avantage communautaire et rempli d’entraide, où les plus démunis et les marginaux seraient inclus, parce que nous verrions que ce qu’ils ont à nous apporter se situe « ailleurs ». Qu’ils ne nous apportent peut-être pas toujours de la productivité mais qu’ils peuvent nous apporte de la beauté, de l’innovation, du don de soi, de l’écoute ou que sais-je encore de toutes ces choses auxquelles nous n’attachons plus beaucoup d’importance, à moins que cela puisse nous rapporter. Un monde où le respect prédominerait; le respect de l’autre, le respect de notre environnement, le respect de la planète sur laquelle nous vivons. Un monde où les ressources seraient partagées et non pas exploitées, où les cycles de la nature seraient pris en considération de même que les besoins même de la planète à pouvoir « respirer » et se régénérer. Nous traiterions la nature comme nous-même parce que nous comprendrions qu’elle a les mêmes besoins que nous.


Un monde où nous chercherions plus à contempler, admirer et apprécier qu’à connaître et comprendre, parce que nous nous connaitrions et que ce faisant, notre sentiment de complétude ferait en sorte que nous n’aurions plus besoin de toujours chercher à l’extérieur de nous, les réponse qui sont déjà toutes en nous. Ce serait un monde où la bienveillance et l’amour prévaudraient parce que lorsque nous sommes complets et en harmonie avec nous-mêmes, c’est ce qui émerge naturellement de notre nature profonde.


Pour le reste, tout est à imaginer et à créer et je n’ai pas le goût de savoir ce que serait ce monde. Je veux simplement le rêver et voyager intérieurement pour le forger lentement mais sûrement, en apprenant encore et toujours sur moi et sur toute la beauté qui ne demande qu’à émerger de l’intérieur pour matérialiser cet idéal par de petits gestes quotidiens.


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