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Le temps et le corps



Le temps... Le rapport que nous avons avec celui-ci est essentiellement lié à la mort. Nous arrivons ici avec, déjà, une date de péremption. L’homme n’a pas déjà pris son premier respire que déjà, il sait qu’il va mourir un jour. La preuve en étant l’instinct de survie, cette pulsion de s’accrocher parce qu’on sait que ça ne va pas durer. Mais qui sait instinctivement, avant même d’avoir acquis la capacité de raisonner, que cela ne va pas durer? Et bien, c’est la part animale en nous, ce corps organique ainsi que toutes ses mémoires logées au plus profond de notre cortex cérébral. C’est cette merveilleuse machine que nous habitons, cet organisme complexe transportant un bagage génétique de plusieurs millions d’années, un bagage datant de bien avant l’existence de l’espèce animale que nous sommes devenus, le bagage de toutes les formes de vie; issues toutes... d’une seule cellule originelle.


Le corps sait qu’il est là depuis plusieurs millions d’années en cycles successifs de vies ayant variées de quelques minutes au départ, à quelques heures et maintenant à quelques années. Sur une perspective de plusieurs millions d’années, quelques dizaines d’années sont une poussière dans l’univers. Alors il sait qu’il est ici le temps d’un clin d’oeil et il désire en profiter au maximum. Et cet instinct est tellement puissant qu’il prend le pas sur ce que nous sommes en tant que conscience, oblitérant que cette dernière, elle, est immortelle et immuable et qu’elle peut emprunter toutes les formes qu’elle souhaite dans la perspective d’une éternité. Elle a été une cellule, une plante, un tricératops, un chimpanzé et aujourd’hui un homo sapiens. Que sera-t-elle dans dix mille ans? Nul ne le sait, mais elle sera encore là, vous serez encore là. Mais vous l’avez oublié parce que votre corps, lui, ne cesse de vous rappeler le passage du temps terrestre.


Le seul temps existant est celui qui existe en ce moment pendant que vous lisez ce texte. Le passé n’existe plus et l’avenir pas encore, ce sont des concepts. Des concepts nécessaires certes, mais des concepts, car à l’issu de votre chemin, vous ne ferez que passer d’un état d’être à un autre, d’une forme à une autre, comme on change de vêtements. Ce que vous êtes n’a pas de forme et ne connaît pas le temps et il n’en tient qu’à vous d’en prendre conscience. Parce qu’au final, c’est ce que nous sommes tous: Pure conscience.


#BrahmaShakti

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