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Être libre




Être libre... Se dit de la situation de quelqu’un qui n’est pas sous la dépendance de quelqu’un ou contraint à faire quelque chose. C’est l’opposé de l’assujettissement. C’est ce à quoi nous aspirons tous, d’une façon plus ou moins consciente.


Oui, nous aspirons tous à la liberté, une partie de nous la réclame de toutes ses forces et cette partie de nous, c’est notre âme. Mais libérer cette partie de nous n’est pas une mince tâche, puisqu’il faut la libérer de tout assujettissement. Qu’il s’agisse d’une autorité extérieure à nous ou de notre propre autorité intérieure. Et c’est de cette dernière dont il est le plus difficile de se départir. Faire le “ménage” autour de nous, dans nos relations toxiques, notre milieu social ou professionnel est quelque chose qui n’est pas toujours simple, mais avec les années et l’expérience de la vie, cela devient plus aisé. Nous apprenons à nous connaître de plus en plus, savoir ce qui est bon pour nous ou non et développons peu à peu ce merveilleux outil qu’est l’intuition pour dépister les “agents toxiques” qui peuvent se présenter à nous et tenter de nous aliéner d’une façon ou d’une autre: aliéner nos émotions, nos pensées et nos opinions. Mais se libérer de nous... C’est une autre paire de manches! Nous sommes nos pires bourreaux mais nous ne le voyons pas, parce que nous avons cette merveilleuse tendance à projeter sur autrui nos propres pensées, émotions et conditionnements. Il est plus facile de faire porter à son conjoint ou sa conjointe le blâme pour la remarque désobligeante à l’égard de notre conduite répréhensible que d’assumer le fait que c’est nous qui se sentons coupable d’avoir mal agi à son égard. Et la culpabilité, comme bien d’autres sentiments, est un conditionnement très puissant, implanté depuis la plus tendre enfance pour la majorité d’entre nous. Ce n’est là, qu’un exemple parmi tant d’autres.


Le travail peut paraître à première vue insurmontable, mais il existe de petits trucs pour se faciliter la vie. Prendre du recul est le premier. Faire un “inventaire” de toutes ces pensées et ces conditionnements que nous avons, toutes ces croyances qui nous viennent des autres la plupart du temps et que nous nous sommes appropriées au fil des ans. Réaliser qu’il s’agit d’une sorte de jeu que nous avons face à ceux-ci que de nous identifier à ceux-ci et que si nous les jetions derrière nous, là immédiatement, nous n’en serions que plus légers!

“Plus facile à dire qu’à faire” me direz-vous. Et bien je vous répondrai: Quel beau conditionnement que celui-là, que de croire que les choses sont plus faciles à dire qu’à faire... D’où tenez vous cette croyance? D’un adage du passé entendu mille fois ou de votre expérience concrète de vie d’avoir essayé encore et encore sans avoir réussi? Prenez le temps de bien réfléchir avant de répondre et vous réaliserez que toutes les fois dans la vie où vous avez vraiment fait un effort pour essayer de changer quelque chose en vous, vous avez réussi la plupart du temps parce que ces fois sont bien souvent liées à des moments difficiles où vous n’avez pas eu le choix de changer quelque chose, où vous avez été acculé au pied du mur. Sinon, bien souvent nous nous contentons d’essayer, un peu, et de laisser tomber quand c’est trop difficile. Mais quand ça fait mal, là nous nous y mettons sérieusement. Ce qui m’amène à mon deuxième truc, qui est le seul véritable truc: La volonté d’être attentif.


Si vous décidez d’être attentif, mais attentif à tout, vous verrez à quel point vous vous libèrerez rapidement de tous ces boulets auxquels vous vous enchaînez. Nos émotions, nos conditionnements et conséquemment les comportements qui en découlent, sont des mécanismes qui passent par la pensée. Et la pensée et un mécanisme qui découle de la mémoire. Lorsque vous développez la volonté d’être attentif à tout, vous devenez concentré sur ce que vous faites et vous coupez l’herbe sous le pied aux pensées. Quand vous êtes attentif à l’autre, à ce qu’il vous dit et non pas à ce que votre pensée est en train d’interpréter de ce que cette personne tente de vous dire, vous coupez court à un processus qui tente d’aller puiser dans ses souvenirs pour interpréter ce que votre interlocuteur vous dit à partir de vos expériences antérieures. Il n’y a pas d’expérience antérieure à vous remémorer lorsque l’être aimé vous dit: “Tu m’as menti et cela me blesse”. Votre mémoire voudra vous ramener dans un souvenir antérieur du même genre qui a crée une réaction, des émotions et des conséquences fort probablement désagréables qui vous amèneraient à vous sentir coupable et à riposter pour trouver une réponse à votre conjoint(e), créant ainsi une division entre vous. Mais cela n’a pas lieu d’être, cette personne vous aime et vous l’aimez et elle tente simplement de vous dire: “Je souffre” et non “Tu me fais souffrir”.


Alors, soyez attentif. À tout. Aux autres et à toutes les circonstances de la vie. Voyez les comme tels, sans le mécanisme de la pensée qui vous amène à un jeu de comparaisons constantes de tous ces souvenirs dans lesquels elle puise pour vous faire “réagir”, pour vous protéger d’une menace bien souvent inexistante. C’est un vieux réflexe issu d’une époque où l’homme devait survivre, mais nous n’en sommes plus là. Nous avons évolué, la mémoire sert à emmagasiner de l’information et nous, nous sommes des être conscients, capable de discernement, d’empathie et d’union avec son prochain. Nous sommes déjà libres et les contraintes qui nous empêchent de le voir, ce sont nous qui nous nous y assujettissons.


#BrahmaShakti

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